La transformation
   
       
Le tissu
   
       

 

Le papier fait à base de soie apparaît en Chine au IIe siècle après Jésus-Christ. En 705, les Arabes s’emparent de Samarcande et apprennent des Chinois, faits prisonniers, la maîtrise de la fabrication du papier à partir des fibres de chanvre et de lin, technique probablement inventée par Ts’ai Lun en 105. À partir du XIVe siècle, le papier gagne toute l’Europe. Avec l’arrivée de l’invention de l’imprimerie par Gutenberg, en 1455, le papier toujours fabriqué à la main, feuille par feuille, à partir de vieux chiffons de lin ou de chanvre récupérés, connaît un essor considérable. En 1799, Louis-Nicolas Robert invente la première machine à papier et sa production augmente. En 1839, le Français Payen découvre la cellulose sous forme de fibres dans les végétaux. Le bois remplace alors les vieux chiffons, matière première qui commence à manquer.

Depuis deux mille ans, le processus de fabrication du papier est resté le même. Le papetier commence par la désintégration de la matière première dans l’eau pour obtenir une suspension de fibres. Le lin est alors cuit et déchiqueté pour former une pâte qui est rincée, filtrée pour enlever le surplus d’eau, puis mise dans un grand bassin rempli d’eau avec un peu de colle. Après avoir bien mélangé sa pâte, il plonge une forme muni d’un cadre volant ou forme dans la cuve qui retient une partie qu’il couche sur un feutre après quelques minutes d’égouttage. Les feuilles sont placées une à une entre deux langes de feutre, pressées pour enlever le maximum d’eau. Enfin, les fibres devenues feuilles de papier sont mises à sécher, puis aplanies sous la calandre pour les adoucir.